Le commentaire de Bruno quenioux

"De tout temps, le vin a fait débat entre professionnels idéologues et professionnels cupides.
L’idéologue quête le graal, le cupide quête l’argent. Les deux peuvent dans leur quête, perdre la tête et oublier l’essence-ciel et les errements sont fréquents.

Le monde actuel fait la part belle au commerce, nous avons donc produit du vin pour le commerce plutôt qu'un commerce pour le vin.
Du temps des cisterciens, il est sûr que le vin était produit dans les meilleurs conditions possibles pour élever l’âme. Aujourd’hui, il est produit dans les meilleures conditions pour séduire le gourou qui va influencer une population assistée en quête du dernier scoop viticole. Le vigneron repéré a tiré le gros lot puisque immédiatement sa récolte va représenter une petite fortune.
Le vin est devenu symbole de goût mais seulement de goût alors qu’il devrait être bien plus que cela. Le vin est un moyen de découvrir son propre goût et donc soi-même pour mieux découvrir l’autre.
Le livre de Jean Charles Botte, dans sa première partie est un véritable état des lieux de ce débat. Il permettra à l’amateur, mais aussi au plus novice de mieux comprendre ce milieu complexe et parfois moins lumineux que le vin de Galilée.

Au fil des pages du guide vous reconnaitrez les préférences de l’auteur mais il laisse la part libre à chacun de trouver les siennes. Cela n’est pas courant dans cet univers ou le prosélytisme systématique des experts (ne connaissant souvent plus leur propre goût) vous dicte ce qui est le vrai goût.

J’ai connu Jean Charles Botte dans ses débuts, il avait déjà tout du passionné de vin, il cherchait déjà cette diversité qu’offre le vin pendant que nombre de ses collègues cherchaient un goût unique et parfait pour coller une note dès la première ligne écrite.
Il fait partie des idéologues, vous l’aurez décelé, mais il s’éloigne de tout intégrisme pour faire découvrir le VIN "


Bruno Quenioux responsable sommelier de Lafayette Gourmet

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