Informations décembre 05


Informations de décembre 05



1) OGM : l'UE AUTORISE L'IMPORTATION DU MAÏS 1507
La Commission européenne a autorisé la mise sur le marché du maïs génétiquement modifié 1507. L'autorisation couvre l'importation et la transformation de cet OGM, ainsi que son utilisation pour l'alimentation animale. Ce maïs a été modifié dans le but de le rendre résistant à certains parasites et tolérant à l'herbicide glufosinate-ammonium. Cette décision est valable pour dix ans et résulte d'une demande introduite par la société Pioneer/Mycogen Seeds.
Le maïs 1507 est le quatrième produit évalué et autorisé depuis l'entrée en vigueur de la directive 2001/18/CE (Le premier produit était le maïs NK603, 19 juillet 2004; le second était le maïs MON 863, 08 août 2005, et le troisième, le colza GT73, 31 août 2005). L'autorisation accordée aujourd'hui couvre l'importation et l'utilisation de cet OGM pour l'alimentation animale. Elle ne couvre pas sa culture ni son utilisation en tant que denrée alimentaire.



2) SUISSE : LES BIO EXIGENT D'ETRE PROTEGES CONTRE LES OGM
Le conseiller fédéral suisse Joseph Deiss (l'équivalent d'un ministre en France) a rencontré à la mi-octobre les responsables des associations de producteurs, Bio Suisse et Demeter. Deiss constate une certaine unanimité " dans de vastes domaines ". Par exemple, la Fédération estime que l'agriculture bio doit rester un élément important de l'agriculture suisse. Mais certaines différences restent importantes: le Conseil fédéral estime que l'agriculture a atteint la plupart des cibles bio. Stefan Odermatt, directeur-gérant de Bio Suisse, pense le contraire. C'est pourquoi il exige du Conseil Fédéral que " l'écologie et le bien-être des animaux soient éléments de la politique agraire 2011. Une simple consolidation ne suffit pas ". Bio Suisse espère surtout que le gouvernement fédérale fasse tout son possible pour protéger l'agriculture bio d'une pollution par des OMG.



3) MASSA MARITTIMA : CANTINE DU TOUT BIO
Les produits bio améliorent la qualité du service tout en respectant le droit à la santé et en favorisant le développement sensible de l'économie locale. Une nouveauté arrivée en droite ligne sur la table des bambins des écoles maternelles, élémentaires et moyennes de Massa Marittima. C'est une expérience qui va se poursuivre tout le reste de l'année scolaire: les plats sont préparés avec des aliments bio en parfait accord avec les normes de la Toscane. La Région accorde également une aide financière " pour l'introduction d'aliments issus de l'agriculture bio dans les cantines publiques et les programmes d'éducation alimentaire ". Cela concerne les fruits, les légumes frais et congelés, les pâtes, le riz, le pain, les tomates pelées, le mozzarella, le stracchino, le lait et bien d'autres produits.
(source : greenplanet.net)


4) ANGUILLE SOUS REACH
Selon un rapport que Greenpeace publie le 03 novembre, les anguilles, espèce dont la disparition s'observe actuellement un peu partout dans les lacs et rivières européennes, sont contaminées par des substances chimiques produites par l'homme. Prélevées dans différents pays d'Europe, les anguilles étudiées montraient notamment des taux de retardateurs de flamme bromés élevés (BFR).
L'étude des anguilles européennes (Anguilla anguilla) est basée sur des spécimens provenant de 20 rivières et lacs situés dans 10 pays de l'Union européenne, dont la France. Elle révèle une contamination particulièrement étendue par des retardateurs de flamme bromés (BFR), un groupe de substances chimiques utilisées dans les textiles, les plastiques et les appareils électroniques. La dangerosité de ces substances fait l'objet de préoccupations de plus en plus importantes

www.greenpeace.fr

Les articles 1/2/3/4/ sont tirés de www.dusolalatable.com

Vin issu de l'agriculture biodynamique sans chaptalisation, ni levurage, ni sans ajout de souffre


5/Une délégation provençale à Munich :
l'agriculture biologique au service de l'eau.

Les 10 et 11 octobre, une délégation d'élus et de responsables administratifs de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est rendue à Munich pour étudier l'expérience de la ville en gestion de l'eau potable. Un programme novateur permet de maintenir une eau de qualité irréprochable, sans aucun traitement.
Les 2 clés du programme : une gestion forestière durable et une incitation forte à l'agriculture biologique
L'engagement de la ville ne date pas d'aujourd'hui. Depuis le début du XXème siècle, la Stadtwerke münchen (service municipal des eaux) rachète les terrains entourant la zone de réserve d'eau distribuée à Munich, pour les reboiser ou les donner en fermage dans des conditions strictes d'exploitation. Malgré ces mesures prévoyantes, les concentrations en nitrates et pesticides augmentent régulièrement à partir des années 60, avec l'intensification de l'agriculture. En 1992, Munich décide de mettre en place un programme de protection de l'eau plus ambitieux : à la gestion durable des terres boisées s'associe une incitation forte à l'agriculture biologique.
En échange d'une aide financière importante, les producteurs respectent le règlement européen de l'agriculture biologique, et d'autres mesures plus strictes. Les produits biologiques de la zone sont en partie commercialisés à Munich.
Les résultats : une eau pure et non traitée au robinet
La mise en place du programme a permis la conversion de nombreux producteurs à l'agriculture biologique. Aujourd'hui, 108 agriculteurs biologiques, sous contrat avec la Stadtwerke, cultivent 1985 ha sur la zone de captage du bassin versant.
Depuis 1992, les concentrations de l'eau en nitrates et en pesticides ont nettement chuté. Elles sont largement en-dessous des limites légales. Ainsi, l'eau de Munich ne subit aucun traitement de la source au robinet. La prévention par l’agriculture biologique revient à moins d'un centime d’€ par mètre cube d’eau, alors que le coût de dépollution d’une eau à plus de 50 mg de nitrates par litre et contaminée par les pesticides est de 23 centimes d'€ par mètre cube.
Il vaut donc mieux prévenir que guérir ! La découverte de cette expérience devrait donner lieu à des initiatives alliant agriculture biologique et préservation de l'eau en région PACA.


COMPTE-RENDU COMPLET ICI
Si vous n'arrivez pas à télécharger, écrivez-nous et nous vous enverrons ce compte-rendu par email


Contact :
Nathalie SIMONET
Chargée des relations presse - Bio de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Tel : 04 90 84 03 34 -
Mail : nathalie.simonet@bio-provence.org

tiré de www.bio-ethic.com

Accueil